Octurn > Albums > 7 eyes

7 eyes

allaboutjazz, march 2010:

Allacciate le cinture di sicurezza, senza stringere troppo


Buy this album for 15€ (shipping costs included)

from the press:

'7 Eyes' di Maurizio Comandini in 'allaboutjazz' march 2010 
7 Eyes è il nuovo disco del gruppo belga Octurn. Un progetto intrigante come tutte le cose che questo manipolo di improvvisatori europei ci ha consegnato nell'ultimo decennio. In questo caso, il gruppo sembra essere particolarmente affascinato dal'elettronica e dalla musica ipnotica di derivazione forse africana e orientale.
Ma la bravura del gruppo consiste proprio nel dare pochissimi punti di riferimento e così diventa complicato imbattersi nel deja vu. Tutto sembra nuovo e familiare allo stesso tempo. Il linguaggio del jazz rimane l'idioma più utilizzato, ma l'effetto complessivo è straniante e coinvolgente a livelli diversi da quelli ai quali siamo abituati. La musica è elegante e preziosa, mai indulgente e mai ingessata. Fluida e proteiforme, perfettamente in grado di disegnare scenari luccicanti dove le coordinate geografiche e temporali sono nascoste sotto la sabbia.
 L'album è suddiviso in due CD e le registrazioni sono state fatte dal vivo al 'kvs' di Bruxelles, con l'aggiunta di registrazioni in studio, fatte sempre nella capitale belga. Le redini del gruppo sembrano essere nelle capaci mani del saxofonista Bo Van Der Werf e dei tastieristi Jozef Dumoulin e Fabian Fiorini, ma il lavoro collettivo è il segno vero di questo progetto che utilizza anche la voce di Lynn Cassiers in maniera deliziosa. In particolare questa voce ingenua ed espressiva è al centro dell'unico standard presente: quel "Crazy He Calls Me" che sembra riportarci inizialmente agli anni cinquanta per poi lanciare il cuore nel futuro con l'angolare assolo di chitarra dell'ottimo Nelson Veras. Allacciate le cinture di sicurezza, senza stringere troppo.
Visita il sito di Octurn: www.octurn.com
Valutazione: 4 stelle

'Octurn was altijd al haantje de voorste als het ging om grensoverschrijdende muziekjes. Deze keer zoekt de groep het in de nevelige werelden van elektro jazzland. Jozef Dumoulin en Gilbert Nouno bepalen hier de klankkleuren. Dat betekent meteen dat de jazz van Octurn meer en meer uit de kosmos lijkt te komen en niet uit een rokerige jazzclub. Zelfs de zang van Lynn Cassiers klinkt als die van een broos ruimtewezentje en niet van een klassieke jazzvocaliste. Deze dubbel-cd werd live opgenomen, niet in een typische jazz locatie maar in de Brusselse KVS. We genoten destijds van het concert en deze cd's weerspiegelen perfect de atmosfeer van toen. Wie alleen zweert bij een welbepalende jazztraditie heeft hier wel een probleem natuurlijk. Ondanks de aanwezigheid van jazzcats als Fabian Fiorini, Nelson Veras, Jean-Luc lehr, Chander Sardjoe en Bo Van der werf draait alles om het creëren van atmosferische soundscapes waarbij compositie en improvisatie elkaars yin en yang vormen. Opvallend is de wel zeer sobere aanpak. Nergens word je overdonderd door effecten of eclectische notenspielerei. Wie niet vertrouwt is met dit alles raden we aan om te beginnen met de meest jazzgetinte stukken waaronder bijvoorbeeld XP28, ives#2 of ives#6. De toekomst zal uitwijzen of dit de bebop of de free van ons tijdperk is maar wie dit links gaat liggen, begaat toch een grote fout'
Georges Tonla Briquet in Jazzmozaiëk,dec 2009

 
Imperturbable, le collectif Octurn poursuit son bonhomme de chemin avec 7eyes, neuvième album depuis Chromatic History sorti en 1996. Autant dire que le collectif bruxellois n’en est plus au défrichage de cette île musicale découverte par ses deux « skippers » : Bo Van der Werf et Jozef Dumoulin. Comme XPs (live) (le dernier album d’Octurn, avec Magic Malik et sorti en 2008) 7eyes compte plus de deux heures de musique répartie sur deux disques, autoproduits par le label Octurn et distribué par Anticraft. Au fil des ans Van der Werf & Dumoulin ont constitué un noyau dur avec des musiciens qui gravitent ou ont gravité (à l’instar des deux leaders) dans la sphère d’Aka Moon : le pianiste Fabian Fiorini et le guitariste Nelson Veras. L’octet est également constitué de musiciens proches du Magic Malik Orchestra tels que le bassiste Jean-Luc Lehr, voire l’« électromusicien » Gilbert Nouno. Quant au batteur Chander Sardjoe, c’est un incontournable de la scène belge et tous les amateurs ont Kartet (Trio avec Guillaume Orti et Benoît Delbecq) dans l’oreille (...). Une nouveauté sur 7eyes : la voix. Celle, en l’occurrence, de Lynn Cassiers, d’abord, qui alterne mélodies, mélopées et déclamations, mais aussi des voix d’enfants qui chantent des comptines - « Une chanson douce » (Henri Salvador) et « Chouchou ». Côté répertoire, la majorité des morceaux est signée Van der Werf et Dumoulin, avec une reprise de « XP28 » (morceau auquel est associé Malik), deux déclinaisons de « Son » (pièce écrite avec un autre collaborateur d’Octurn : G. Orti) et « Crazy He Calls Me », le standard composé pour Billie Holiday par Bob Russel et Carl Sigman en 1949. L‘enchaînement des pistes se présente comme une longue suite de trente-trois mouvements qui portent parfois le même titre, uniquement différenciés par un numéro, et dont la durée varie de 1 à 8 minutes. Van der Werf, cité par notre collaborateur Jacques Prouvost sur son blog, explique l’origine de 7eyes : « À l’époque où l’on travaillait sur cette nouvelle musique, je lisais un livre sur une divinité bouddhiste : Tara Blanche. Sa particularité est qu’elle possède sept yeux, qu’elle est attentive à la paix, la longévité… et qu’on lui fait appel à n’importe quel moment de la vie quotidienne. » Voilà qui explique également certains ingrédients de la musique d’Octurn : un côté aérien et lointain (« Walk#3 », « Ives#3 »…), le plus souvent rendu par les claviers et les effets électroniques. Peut-être aussi une réminiscence des premières passions de Dumoulin pour Mike Oldfield et Jean-Michel Jarre. Ajoutés aux siens, les jeux électroniques de Nouno prennent parfois des allures de musique de film de science-fiction : grésillements, bips, ondes radios, sons synthétiques… « 7eyes#2 » évoque par exemple certaines partitions de Jerry Goldsmith. Octurn puise également dans la musique contemporaine : spatialisation, mise en rythme de bruitages, superposition de nappes sonores… Les ostinatos, le minimalisme et les mélodies planantes d’In A Silent Way ne sont pas loin non plus (« Ronny »). L’Afrique apporte sa touche dans certains chants (« Morning Ritual »), tandis que l’influence de la Beat Generation se fait sentir dans les poèmes que Cassiers lit d’une voix cristalline sur fond d’électronique (« Walk#2 »). Ces différentes sources d’inspiration éclairent le rôle des claviers, de l’électronique et de la voix. Pour ce qui est de la rythmique (Lehr et Sardjoe) il faut aller voir du côté de Steve Coleman : basse dense et motifs épais (« Walk#1 ») sur batterie puissante et mate (« Son#1 »). Le duo produit un groove indiscutable (« Walk#4 »). Quant à Veras - d’un éclectisme parfait - tantôt il se joint au « chœur aérien » (« Ives#2 ») ou prend un solo acoustique (« Son#2 »), seul avec son phrasé tortueux, si caractéristique, tantôt il adopte le style rock progressif (« Son#1 ») ou musique contemporaine (« Jung#1 »). Toujours à bon escient. Pour finir, au baryton Van der Werf est impressionnant d’agilité et regorge de bonnes idées (« Boulevard Carnot »). Sa sonorité acoustique (parfois proche du ténor) et son phrasé souple introduisent une forte dose de swing (« XP28 ») et de vivacité (« Ives#2 ») dans le discours d’Octurn. Les bruitages électroniques irriteront sans doute les uns tandis que la durée de l’album viendra peut-être à bout des autres, mais 7eyes séduira ceux qui s’arment de patience et laissent leurs préjugés de côté : la musique d’Octurn est un creuset qui fleure bon le jazz, l’électro, la fusion, la musique contemporaine… une vraie saveur de liberté !
in citizen jazz, january 2010
 
'Octurn fait partie de ces groupes structurant et inattendus de la scène jazz européenne qui livre à chaque sortie un disque rempli d'une atmosphère à la fois nouvelle et familière, et qui surtout semble avoir plusieurs longueurs d'avance sur les sorties de disques de ses contemporains. Les belges d'Octurn sortent finalement peu d'album mais ceux-ci, à l'instar de ce double sont foisonnants et denses, comme la rythmique prédominante et hallucinante de créativité qui prédomine.
le groupe à géométrie variable du saxophoniste Bo van der Werf, baryton élégant qui dans la discrétion de ses créations impose un son et une visitation de ce courant musical que nous appelerons "M-base" pour faire simple, en référence au collectif de Steve Coleman dont, dans Octurn, le fantastique batteur Chander Sardjoe fait partie, est toujours très attendu et fait en général date.
A travers les albums, Octurn, (qui avec 21_emanations a signé, à mon sens, un des dix disques les plus importants de la décénnie), s'appuie sur une électronique qui n'est pas seulement "décorative" ou stylistique, mais vraiment au coeur même et à la source de cette création complexe.
Ici, c'est un pensionnaire de l'IRCAM, Gilbert Nouno qui créé une atmosphère urgente, acide parfois qui donne une couleur nouvelle à Octurn en l'absence de Guillaume Orti, avec la complicité de Lynn Cassiers, la splendide chanteuse déjà aperçue dans Lidlboj, ce qui influe directement sur le propos de l'album.
Une électronique qui fait pencher parfois la musique d'Octurn vers les rivages sombres d'Aphex Twin ou d'Autechre tout en restant toujours dans l'esthétique "classique" du M-Base par le jeu foisonnant, tant de la section rythmique (Jean-Luc Lehr (membre de Benzine) à la basse et Chander Sardjoe à la batterie) que du guitariste Nelson Veras, absolument bluffant tout au long de l'album.
Dans l'ensemble de ces morceaux écrits à quatre mains avec le clavièriste Jozef Dumoulin qui prend ici une part importante, l'atmosphère parfois éthérée et alcaline comme un rêve perturbant envoie l'auditeur dans un voyage sensuel au milieu des rythmes du Monde, et ce sans que cela soit un caractère dominant mais une sensation nébuleuse, organique, presque paradoxale.
7_eyes,puise son nom dans la mythologie indienne. Cela induit parfois, au détour d'un sample ou d'une boucle, dans "morning ritual" ou dans "Ives#3" un son auquel la rythmique fait souvent directement allusion.
S'il s'agit d'un album d'Octurn, la musique de Dumoulin, le Dumoulin de Lidlboj est le grand influenceur de 7_eyes comme Malik le fut de 21_emanations.
C'est ainsi que l'on retrouve ses traits saignants de fender rhodes et ses chants d'enfants kaléidoscopiques qui donnent ce ton si particulier. A ce titre, le morceau "place des étoiles" et cette reprise étrange "d'une chanson douce" donne parfaitement le ton au reste de l'album...
Un album prenant, addictif et bourré de subtilités qui se dévoile sur le long terme. Un album d'Octurn, en bref...
in SUN SHIP, JAN 2010

Installé au calme, un casque audio sur les oreilles, oubliez le marasme actuel. Play. Le voyage au pays de l'impro jazz débute avec ce magnifique double CD d'Octurn, formation bruxelloise à géométrie variable. Laurent Blondiau ou Magic Malik s'exprimèrent sur "XP'S Live" en 2007. Ici, notamment avec le pianiste Fabian Fiorini et les effets électroniques de Gilbert Nouno, Octurn livre un album surprenant, "7Eyes", pour lesquel il faut 7 oreilles pour en capter la richesse, tant les expérimentations (vocales ou programmées) sont riches, sans toutefois jamais tomber dans l'abscon. Les amateurs d'Erik Truffaz, avec une touche de folie en plus, aimeront.
http://www.theticket.be/ Frédéric Jarry - mise en ligne 05 Janvier 2010

the most lyrical one:
'
Octurn ontbreekt aan sterke muzikale ideën...De composities hebben nauwelijks iets om het lijf en er zit geen consistent verhaal in. Drummer Chander Sardjoe plaats daar een driftig maar oninteressante ritme tegen. En daarbovenop legt de solist van dienst even een ei, met een melodie die meestal in geen enkele verhouding staat tot de rest. Tussendoor krijgen we nog allerlei knutselmateriaal te horen,wellicht bedoeld om het gebrek aan ideën te verdoezelen en de aandacht gaande te houden...'
Didier Wijnants in De Morgen, dec 2009





Return to albums
Return to homepage